Un groupe de reprises... Merde alors... Si un jour quelqu'un m'avait prédit une quelconque implication dans ce genre de projet, je lui aurais ri au nez sans l'ombre d'un doute! Oh, il m'est bien arrivé de reprendre sur scène tantôt un "Highway to hell" ou bien "Blood of my ennemies", tantôt un fuckin' "Paranoid" ou encore le fameux "Breaking the law" de Motorhead, à moins que ce n'était pas d'eux...

Enfin bref, dès mes premiers concerts, (putain, c'était en 1985..., non..., dis-moi Pascal, tout ce temps a passé depuis? On devait avoir trois ans je crois...), il m'est arrivé de combler le manque de compos nécessaires à boucler un set par quelques hits, mais de là à m'abandonner à un tribute act...

Jusqu'à un jour de juin 1998, lorsque des mecs d'une formation nommée Aqualung viennent me trouver pour me demander d'assurer en "dépannage" une prestation en open podium avec eux. C'était un lundi je crois, et le concert était programmé pour le dimanche suivant. Et c'était oui ou non tout de suite! Sans réfléchir, et à vrai dire, plutôt attiré par le challenge que par le projet, j'ai dit: "Ok, j'le fais !". En fait, le set entier était composé des morceaux les plus marquants de la carrière de Jethro Tull. (A l'époque, je devais en connaître à peine deux, je crois...)

Aqualung: viva Jethro Tull!

Le dimanche arrivé, à peine montés sur scène, les premiers accords balancés, la réponse du public était immédiate... Durant tout le set, les mecs sautaient, chantaient,... C'était dingue, tellement facile, il n'y avait qu'à jouer et prendre son pied! Le même phénomène se reproduisait date après date, c'était vraiment cool, mais bien que je trouve le répertoire du Tull super, c'était pas cent pour cent mon truc... Je voulais faire la même chose, mais dans mon élément: le METAL !!!

Il ne m'a pas fallu chercher longtemps pour trouver LE groupe qui pour moi était idéal, tant au niveau de la popularité que pour la richesse, la puissance et la musicalité du répertoire, sans compter que j'étais tombé dedans étant petit... IRON MAIDEN! Les chefs de file incontestables de la N.W.O.B.H.M. Quelques coups de téléphone, et le projet était sur les rails.

Pour échanger les duels de guitare et partager les harmonies si caractéristiques au style de Maiden, la première personne qui me vint à l'esprit fut la bonne [note du webmaster: on ne lui demande quand même pas de faire le ménage...], Pascal, mon pote de toujours, celui avec qui j'ai monté mes premiers bands et fait mes premières scènes...

Le Pas: le roc, il connaît!

Pour tenir les caisses, deux impératifs afin d'incarner Nicko, le batteur d'Iron Maiden: avoir un super niveau, et être un peu fêlé... Le job fut confié à Balmuzette, batteur avec qui je bossais depuis quelques années, (bien qu'il ait eu du mal à me convaincre, non pas pour son niveau technique, mais parce qu'il est vraiment dingue!), sur un projet original.

He can play with madness!

Les bassistes ne se bousculant pas, il me fallu creuser un peu, et finalement, un copain musicien me conseilla un bassiste Bruxellois d'un niveau technique tout à fait appréciable, bien qu'orienté jazz: Michel Vrijdag.

Friday on my mind...

Et enfin, le chant, je n'ai pas eu besoin de chercher bien loin, je venais de rejoindre Drakkar, qui venait de se reformer en vue de préparer leur second album, et c'est tout naturellement que Fabrice Vanbellingen vint tenir le rôle de "The air raid siren" Dickinson.

Fab: a "Belligerent" voice!

Et voilà, le tour était joué, MOONCHILD voyait le jour. Dès la première répèt, c'était le carton, la pêche d'enfer, des morceaux aussi puissants, bien construits, harmoniques, mélodiques, les amplis à fond, les lead vocals hurlants, le pied total!!!

Lineup original du Moonchild

Et l'histoire se répétait, concert après concert, ce répertoire fout trop le feu, la plupart des mecs qui viennent voir Moonchild sont des fans, des purs et durs, ils sautent, gueulent, ils stage-divent, ils connaissent toutes les paroles... A chaque fois, c'est du bonheur 24 carats!!

Up the Irons!

Après quelques mois passés sous ce premier line-up, deux changements furent opérés, le premier à la quatre cordes, de plus en plus, on ressentait l'attirance de Michel pour le jazz, et bien que musicalement, il était bien dedans, au niveau son et feeling, on sentait, (et je crois sincèrement que lui-même le sentait aussi), que c'était pas tout à fait son truc. Il fut remplacé par Micka, qui était déjà venu voir le groupe "live" et qui, lorsqu'on lui proposa la place, n'hésita pas une seconde et signa à deux mains. Lui, sans le moindre doute, c'est tout à fait son truc!


Quoi? la faire moins jazz?

Peu de temps après, c'est Fabrice qui quitte le band, immédiatement remplacé par Jean-Christophe, lui aussi ami de longue date, batteur à l'origine avec lequel je jouais avant qu'il ne soit remplacé pour cause de départ vers une lointaine contrée par Balmuzette dans mon projet compos, qui, chance extraordinaire, rentrait en Belgique après plusieurs années de vie au Japon où il officiait au sein d'un tribute to Dream Theater [note again: Qué phrase paragraphique! Pour ta punition, tu vas nous lire ça sans reprendre ton souffle, Jielle!].

Il nous suffit d'une répèt, que dis-je, d'une chanson, pour être convaincus...c'est le chanteur qu'il nous fallait!

Hear the Mandrake scream!

Et voilà l'histoire, sept ans après, c'est toujours ce line-up qui tourne et à chaque fois, ça le fait de même... L'adrénaline, le gros son, les mecs qui hurlent, et aussi, quelques bières (belges si possible: Belgian beers rule nom de dieu!!!).

Remettez les verres en couleur!

Et un nouveau chapitre –mais de taille!!– à la petite histoire: en 2007, Micka décide de décrocher pour se consacrer à d'autres activités. On se met illico à la recherche d'un bassiste qui pourra le faire, et là surprise, on tombe sur Ze bête, Stéphane Sauvage (ouais ouais, je n'invente rien! Et il porte bien son nom!), bassiste de Last Prophecy. C'est un fan de Maiden pur et dur, et il nous amène sur scène l'esprit, le son, la présence et la pêche de Steve Harris. Avec le sourire en prime! Steph on t'adore!. Steph a plus d'un tour dans son sac et il nous fait la surprise de nous amener un road super-sympa, j'ai nommé Fabrice Sauvage – qui n'est autre que son fragin, of course, lui aussi enragé de HM, de concerts, ... encore un sauvage, quoi!

Les frères Sauvage

Pour tout ça et pour avoir des fans aussi extraordinaires, merci à vous: IRON MAIDEN.

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